Le licenciement d’un salarié protégé obéit à un régime particulièrement strict, poursuivant l’objectif de préserver l’exercice du mandat représentatif contre toute mesure de rétorsion ou d’éviction irrégulière.
Lorsqu’un employeur rompt le contrat de travail sans avoir obtenu l’autorisation préalable de l’inspecteur du travail, cette rupture est nulle et ouvre droit, pour le salarié qui sollicite sa réintégration, à une indemnité spécifique au titre de la violation du statut protecteur.
Dans un arrêt du 13 mai 2026 (Cass. soc du 13 mai 2026, n°24-17.951), la Cour de cassation est venue apporter des précisions concernant l’assiette de cette indemnité, son articulation avec les revenus perçus pendant la période d’éviction, ainsi que les droits à congés payés qui peuvent en découler.